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Henri Martin, un artiste de référence

Henri Martin, Les falaises de Saint-Cirq- Lapopie, huile sur toile, 95×115 cm, date inconnue, Marseille, galerie Pentcheff.
© Galerie Pencheff. Photo galerie Pentcheff.

          Peintre toulousain, Henri Martin (1860-1943) développe sa touche personnelle, composée de points et virgules colorés, après son voyage en Italie en 1885 et 1886. Mêlant Pointillisme, Impressionnisme et même Symbolisme, l’artiste réussit par son travail de la lumière à représenter à sa façon les paysages qu’il observe.


          Inspiré par la nature, il décide en 1900 de s’installer dans le Lot, à Labastide-du-Vert. Du haut de son atelier à Marquayrol qui domine le village, il représente une nature qui change au gré du temps et des saisons. Les feuilles vertes de l’été laissent place aux couleurs automnales. Henri Martin dépeint dans ses œuvres une nature anthropisée où la main de l’Homme est toujours visible. Dans ses tableaux nous constatons que le paysage change et évolue permettant ainsi à ses représentations de devenir les témoins d’une nature et d’une histoire passées.

          Si l’artiste fait de longs séjours dans le Lot c’est parce qu’il dispose de plusieurs ports d’attache.
          En effet, dans les années 1910, il achète une maison à Saint-Cirq-Lapopie, où il se passionne pour ce village niché sur une falaise en bordure de la rivière Lot. Par son travail marqué par la décomposition des tons, il représente fidèlement l’environnement tout en retranscrivant l’atmosphère qui s’en dégage. À travers ses œuvres, l’artiste participe à la valorisation du patrimoine notamment grâce aux nombreuses représentations du village et ses maisons médiévales. Il centre sa peinture sur la majestueuse église qui par sa position domine l’ensemble de la vallée.


          Au-delà des villages, le paysage viticole fait aussi l’objet de différentes représentations. Passionné par le monde paysan, il réalise de grands décors pour la préfecture du Lot honorant ainsi une activité qui unit les Hommes à la nature. Si Henri Martin marque profondément le territoire par ses multiples représentations du paysage et des villages, un autre artiste est habité par la même passion, c’est Pierre Daura qui s’installe en 1930 à Saint-Cirq-Lapopie.

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