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La valorisation du petit patrimoine lotois à travers la peinture

          Si le pont Valentré, la cathédrale Saint-Étienne de Cahors ou même le village de Saint-Cirq-Lapopie sont des motifs artistiques récurrents, le petit patrimoine local n’est pas pour autant délaissé. Il participe tout autant que les monuments emblématiques à la singularité du paysage et façonne l’environnement lotois. Cet héritage retrace l’histoire, les activités, les religions et la vie quotidienne des populations qui ont su s’approprier ce territoire.

          L’originalité du bâti lotois est en grande partie due aux techniques et matériaux de construction. Les particularités de l’architecture du petit patrimoine sont l’héritage d’un art de bâtir avec des savoir-faire multimillénaires, de la manipulation des monolithes, aux recettes antiques des mortiers des fontainiers et jusqu’à l’art intemporel de la pierre sèche.

Les caselles immortalisées par les
peintures de Laurence Saunois 

Laurence Saunois, Caselle du lac de Lacam, huile sur toile, dimensions inconnues, entre 1998 et 2003, localisation inconnue.
© Laurence Saunois.

          Laurence Saunois, née en 1966, est une artiste figeacoise spécialisée dans la peinture animalière et de paysage. Elle cherche, à travers certaines peintures, à mettre en valeur les richesses du département. Lors de promenades, elle remarque l’importante présence de petits patrimoines lotois du département.
          L’artiste affirme un intérêt particulier pour les caselles, datant des XVIIIe et XIXe siècles, qui sont toujours conservées aujourd’hui. Les caselles ou gariottes sont à l’origine des aménagements temporaires, elles sont souvent associées à des murets d’épierrement. On en trouve dans la moitié des départements français mais les appellations « caselle » et « gariotte » sont spécifiques au Lot. Ces constructions si atypiques servent lors de leur création de logement pour berger, de pigeonnier, d’étable, ou même de remise.


Les galets d’Anne Turlais

Anne Turlais, Galet, huile sur papier, 57×73 cm, 2004-2005, localisation inconnue.
© Anne Turlais.
Anne Turlais, Galet, huile sur toile, 100×100 cm, 2004-2005, localisation inconnue.
© Anne Turlais.

Il est rare de trouver des galets isolés. Ils ont besoin de frottements pour exister. Les uns aux autres liés, pour s’adoucir au gré des courants. De cette lente érosion commencée par le feu et l’air, ces bouts de falaises, de montagnes, de volcans s’arrondissent au fil de l’eau.

Anne Turlais

          À travers la vision de l’artiste, le galet s’affirme en tant que morceau de paysage à part entière. Son origine, son histoire et sa transformation le lient à son environnement. Cette pierre invisible aux yeux d’un passant a un intérêt patrimonial majeur, dans une région où la rivière Lot conditionne la vie des locaux depuis des générations.

Anne Turlais, Galet, huile sur papier, 20×20 cm, 2004-2005, collection privée.
© Anne Turlais. Photo Nelly Blaya.

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