Catégories
Non classé

L’art mural contemporain dans le paysage lotois

          Depuis la deuxième moitié du XXe siècle, les artistes, en inscrivant leur art sur les murs naturels ou urbains de leur territoire, ont placé leur représentation au sein même du paysage. En parfaite harmonie avec leur environnement, les plasticiens laissent une trace de leur passage sur un espace déjà anthropisé.

Les sculptures de Daniel Monnier

Daniel Monnier, Les bas-reliefs du mur de halage, sculpture, 50 m2 , entre 1985 et 1989, Bouziès.
© Daniel Monnier. Photo Nelly Blaya.

          Daniel Monnier est un sculpteur toulousain qui a réalisé Les bas-reliefs du mur de halage, reliant Bouziès à Saint-Cirq-Lapopie, entre 1985 et 1989.
          Le chemin de halage est construit en 1845. Utilisé par les chevaux, il permettait aux bateaux à fond plat (ou gabarres) de remonter les courants du Lot. En direction de Bordeaux, il garantit le commerce et le transport de marchandises locales (vins, prunes séchées, production des tourneurs sur bois).
          Découvrant le département du Lot, Daniel Monnier souhaite réaliser une œuvre dans ce paysage si singulier. L’artiste entreprend alors un travail qu’il ne qualifie pas de professionnel mais réalise ses sculptures en tant que passionné et amoureux de ce paysage. Le sculpteur a laissé place à son imagination pour cette production relatant l’histoire de la rivière Lot et de son environnement. Il y représente la rivière, sa faune, sa flore et ses fossiles. Ces bas-reliefs sont donc une mise en abyme, une représentation d’un paysage dans son paysage.

Daniel Monnier, Les bas-reliefs du mur de halage, sculpture, 50 m2 , entre 1985 et 1989, Bouziès.
© Daniel Monnier. Photo Nelly Blaya.

          Daniel Monnier confirme et assure la vocation patrimoniale de son travail. En effet, le chemin de halage est un endroit exceptionnel qui mêle la chaleur de la pierre et l’humidité de la rivière Lot. Inconnus dans les années 1980, le mur et la falaise sont aujourd’hui très appréciés par les randonneurs. Inscrite dans ce paysage lotois emblématique, l’œuvre est, grâce à l’artiste, en parfaite harmonie avec son environnement.


Les  peintures de Didier Chamizo

          Le Mur 2 Douelle, long de cent vingt mètres, est le deuxième plus grand mur peint d’Europe. Positionnée face à la rivière Lot, l’œuvre de Didier Chamizo, enfant du pays et artiste international, transforme le paysage du centre-ville de Douelle.
          Le peintre est un des pionniers de la Figuration libre qui puise son inspiration dans la vie quotidienne, estompant les frontières entre l’art, la mode et le rock’n roll. Le Mur 2 Douelle est animé par l’humour, l’ironie et la joie de vivre qui caractérisent l’artiste et son mouvement.
          La peinture murale raconte l’histoire des vins de Cahors depuis Osiris en Égypte ancienne à nos jours, en passant par Jules César. Car d’après une légende urbaine, ce serait Jules César (ou un de ses centurions) qui aurait importé le premier plant de vigne dans la région.
          La présence de nombreux personnages provenant de différents contextes amène à des scènes et situations originales qui conduisent à une réinterprétation de l’histoire et de la littérature. À travers la représentation des gabarres naviguant sur le Lot et des vignes emblématiques du territoire, le paysage lotois s’impose sur le mur. Il évolue au fil de la narration et les gabares sont remplacées par des bateaux de plaisance, le département se modernise.
          Didier Chamizo montre le Lot comme une terre de vie, où l’histoire du vin rassemble les populations autour de cette fierté régionale.

Pour voir le panorama, défilez l’image à l’aide des flèches ou de votre souris. Vous pouvez aussi cliquer sur « show menu » puis « start auto rotate » pour le faire défiler automatiquement.
Loading…

Laissez un commentaire