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Ossip Zadkine aux Arques

Ossip Zadkine, Pietà, sculpture en bois d’orme polychromé, 175x25x96 cm, 1955-1957, Les Arques, crypte de l’église Saint-Laurent.
© Adagp, Paris, 2021. Photo Nelly Blaya/Département du Lot.

          Ossip Zadkine est né le 14 juillet 1890 à Vitebsk en Russie. Artiste peintre, sculpteur, dessinateur, graveur, musicien et poète, il s’installe dans le Lot en 1934, dans le village des Arques, et en tombe immédiatement amoureux. Sa vie se partage alors entre son atelier parisien et sa maison aux Arques. C’est dans cette campagne, au milieu des arbres et paysages lotois, qu’il se sent le mieux et que sa création artistique est profuse. Il y sculpte notamment ses plus grandes œuvres comme un Christ, réalisé entre 1938 et 1940, et Pietà, entre 1955 et 1957, dans des arbres qu’il a trouvés lors de promenades dans la région. À première vue, ses œuvres n’ont aucun rapport avec le paysage. Comme vous pouvez le voir, ce n’est pas le sujet représenté qui fait lien mais la préparation en amont de la création : choisir dans ce paysage des arbres morts pour en faire des sculptures monumentales.

Ossip Zadkine, Christ, sculpture en bois d’orme, 525x230x40 cm, 1938-1940, Les
Arques, église Saint-Laurent.
© Adagp, Paris, 2021.
Photo Nelly Blaya / Département du Lot.

          La Pietà et le Christ prennent aujourd’hui place dans l’église Saint-Laurent des Arques, un lieu cher à l’artiste, qui affectionne particulièrement les monuments sacrés. Cette dernière est classée Monument historique en 1952 par le secrétaire d’État André Cornu.
          Ossip Zadkine convainc André Malraux (1901-1976), ministre des Affaires culturelles depuis 1959, d’y entreprendre une campagne de restauration après les travaux de stricte sauvegarde des années 1953-1954.

          Après sa mort, Ossip Zadkine voulait que soit créé un musée aux Arques et que son atelier à Paris soit, pour une période d’essai, plutôt une institution complémentaire au musée principal ou une fondation qui aurait permis à de jeunes artistes de venir travailler dans la capitale. Valentine Prax, sa femme, en décide autrement et choisit Paris comme légateur universel. La maison des Arques passe dans des mains privées et un musée est créé à Paris. Finalement, le musée Zadkine des Arques voit le jour en 1988, suite à la décision du Conseil Général pour aller de pair avec les volontés de l’artiste.

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